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Le numéro d'auto-satisfaction de Macron, alias "Moulin à Vent 1ᵉʳ"

GUY DERIDET

Cette tendance qu'ont tous nos présidents à délaisser progressivement la politique intérieure de notre pays pour se focaliser sur la politique étrangère, et surtout sur la place qu'ils entendent marquer dans l'histoire, est confondante de bêtise.



D'autant plus quand, comme Macron, on vient de passer une année à être débordé par les mouvements sociaux de son propre pays. Et de démontrer son incapacité à y faire face.

Sérieusement, c'est-à-dire non pas en faisant des phrases devant un micro ou/et une caméra, mais en remédiant, un tant soit peu, aux causes de ce désaveu des Français quant aux fondementx de sa politique.

Mais sa côte d'impopularité diminue.

Évidemment, cette politique plaît aux Français de droite qui ont apprécié, dans leur ensemble, la façon de Macron de paraître céder quelques miettes, tout en restant inflexible sur le fonds.

De fait, Macron a tiré la leçon du mouvement des gilets jaunes et de son regain de popularité chez les gens de droite qui s’en est suivi.

Les gens de droite ont (enfin) compris que la grossière manœuvre Macronienne du “en même temps, de gauche et de droite” qui l’a fait élire était une farce (qui l’a quand même bien aidé à être élu).

Macron en a déduit qu’il lui fallait, pour réussir à terminer son mandat, continuer de cajoler son électorat de droite, tout en continuant de jeter de la poudre aux yeux de l’électorat de gauche.

Ce qui évidement ne va pas contribuer à ramener le calme et la concorde dans notre pays.

En ce qui me concerne je continue de penser que les Français ne sont plus des veaux (comme disait le Général) et qu’ils ont oublié d’être idiots.

Je subodore en conséquence que la rentrée va être chaude et que les étincelles, qui ne vont pas manquer de se produire vu que Macron ne cesse d’attiser les malaises avec ses réformes à répétition, finiront par déclencher, de nouveau, le feu qui couve toujours sous les cendres du mouvement des gilets jaunes.

En attendant, Macron se rassérène en se prenant pour le maître du monde. Non content de diriger, en qualité d'hôte, le G7, il se met à le transformer en G20, en invitant, en marge de cette réunion, Poutine, les Chinois, les Indiens, les Iraniens, et même les Anglais en partance pour le Brexit.

Tout ceci au grand dam de ses invités, les membres officiels du G7.

Macron n'a rien à faire des haussements de sourcil de ses invités (tous des jaloux, rien que des incapables, doit-il penser tous les matins, en se rasant).

Macron s'est trouvé une vocation à l'international, celle de grand conciliateur aux yeux du monde, qu'il ne doute pas être fasciné par son entregent mondial.

Évidemment, c'est plus facile de jouer les conciliateurs pour les autres, que de réussir ses propres entreprises, dans son propre pays.

Cet homme est effectivement très fort pour percevoir les problèmes. Malheureusement, il est nul pour ne serait-ce que commencer à les résoudre.

En France, il nous le prouve tous les jours.

A l'international, la plupart de ses collègues, qui s'y connaissent eux aussi en matière de brassage de vent, sont de plus en plus agacés par les moulinets de "Moulin à Vent 1ᵉʳ".

Trump, beaucoup moins sot qu'on ne le pense, se sert de Macron, tellement fier d'être "l'ami" de Trump, pour avancer un coin dans l'unité Européenne, qu'il abhorre parce qu'elle pourrait faire de l'ombre aux Etats-Unis.

Pendant ce temps, en France, aucun des problèmes de notre société n'ont connu le commencement de l'ébauche d'un début de solution, depuis l'arrivée au pouvoir de Macron.

Bien au contraire des plaies que l'on croyait refermées se sont ouvertes de nouveau :

  • Notre système éducatif va mal

  • Les forces de l'ordre vont très mal

  • Les services publics et les hôpitaux en particulier, autrefois enviés par le monde entier, sont très malades

  • La justice est dans la misère

  • Les syndicats sont moribonds

  • Les communes ont de plus en plus de mal à assurer leurs missions, beaucoup de maires démissionnent, les candidats pour les remplacer ne se précipitent pas.

  • Last but not least, les Français sont plus divisés que jamais

Dans ces conditions, on comprend pourquoi Macron préfère regarder ailleurs.

Mais on comprend aussi, je l'espère, que ce n'est pas cet homme-là qui résoudra les problèmes de la France.

Bien au contraire.







Guy DERIDET, Rock Bay, 29691 Manilva, Andalousie